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Belgian Pavilion, Venice Biennale 2019

camera_alt 11.05.19–24.11.19

Interview l'art même n°78

attach_file 01.04.20

Mondo Cane de Jos de Gruyter & Harald Thys

11.05.19 – 24.11.19

MONDO CANE expose la figure humaine. Au centre du bâtiment, se trouvent des artisans qui, fidèles à eux-mêmes, exercent leurs qualifications respectives. De l’art, des illustrations classiques de nature et culture, habillent également le lieu. Sur les côtés, se trouve un monde parallèle peuplé de voyous, zombies, poètes, psychotiques, fous et marginaux. Ces deux mondes existent dans le même espace, mais ne donnent pas l’impression d’une conscience réciproque. Ils ne se touchent pas. La ségrégation est claire. Le pavillon apparait comme une réminiscence de l’Europe, tout en offrant une promenade incarnée proche d’une expérience touristique ou anthropologique.

MONDO CANE est aussi une expression italienne qui se teinta d’une couleur particulière en 1962 suite au succès de la série éponyme qui documenta différentes pratiques culturelles choquantes à travers le monde et donna naissance aux mondo films, un genre de cinéma caractérisé par une approche pseudo-documentaire aimant le sensationnel et privilégiant l’effet en dépit du contenu. Le simple fait d’articuler les mots, mondo cane, offre à celui qui les prononce le sentiment d’une affiliation à la tradition italienne.

MONDO CANE a été présenté au pavillon belge de la 58e Biennale de Venise, où l'exposition a reçu une mention spéciale du jury.

Un commissariat de Anne-Claire Schmitz